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Traite des femmes: protection des témoins
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Les lois actuelles ne protègent pas assez les femmes concernées par la traite des femmes ou ne sont pas assez prises en compte
lors de l’exécution affirme le Conseil fédéral. Des organisations et femmes engagées exigent que ces lacunes soient comblées
avec un programme de protection pour les femmes victimes de la traite des femmes. Ces femmes doivent au moins obtenir une
autorisation de séjour en Suisse avant et pendant la procédure pénale. En outre, la définition juridique doit être corrigée
pour que toutes les formes de la traite des femmes soient inclues (mariage forcé, travaux domestiques, prostitution, etc.).
Or, la pratique actuelle transforme les véritables victimes et témoins de la traite en coupables et sont expulsées le plus
rapidement possible. Dans ces circonstances, les femmes ne peuvent pas témoigner contre leurs exploiteurs. De plus elles s’exposeraient,
ainsi que leurs familles, à une grande vengeance.
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Il existe pourtant en Suisse la Loi fédérale du 4 octobre 1991 sur l’aide aux victimes d’infractions (LAVI, SR 312,5) qui
protège les personnes ayant subi, du fait d’une infraction, une atteinte directe à leur intégrité corporelle, sexuelle ou
psychique (victime), que l’auteur ait été ou non découvert ou que le comportement de celui-ci soit ou non fautif. Il existe
aussi dans tous les cantons des centres de consultation qui fournissent aux victimes une aide médicale, psychologique, sociale,
matérielle et juridique.
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http://www.parlement.ch/afs/data/f/gesch/2000/f_gesch_20003055.htm
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