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Séjour & travail

Toute personne désirant travailler en Suisse doit, avant même d’entrer en Suisse, être en possession d’un permis de travail et de l’autorisation de séjour qui va avec que son futur employeur aura organisés. Cela n’est possible que pour les ressortissantes de l’UE1, de l’AELE2, des USA, d’Australie et de Nouvelle Zélande à moins qu’il ne s’agisse des femmes hautement qualifiées.

Des exceptions sont faites pour des autorisations de séjour «L» de courte durée qui ne peuvent être transformées en autorisation de séjour. Une autorisation de séjour «L» de courte durée autorise des danseuses de cabaret à séjourner au maximum 8 mois en Suisse durant une année civile. Elles doivent avoir au moins 20 ans et prouver qu’elles possèdent un engagement d’au moins 3 mois consécutifs. Dans certains cantons, elles doivent avoir un contrat de travail qui mentionne le salaire net, lequel doit atteindre le salaire minimal fixé par les autorités cantonales du travail. Si elles n’ont pas de travail pendant plus d’un moins, elles sont tenues de quitter le pays. De ce fait, elles sont totalement livrées au bon vouloir de son employeur. Les tâches des danseuses dans un club de nuit sont, outre le «strip intégral», d’animer les clients et surtout de les animer à boire du champagne même si cela est officiellement défendu dans toute la Suisse et que les conséquences sur la santé peuvent être fatales pour les femmes.

Si une femme étrangère épouse un suisse ou un homme ayant une autorisation de séjour ou d’établissement, elle obtient simplement une autorisation de séjour B qui doit être renouvelée chaque année. Lors du divorce ou du décès de l’époux, elle perd tout droit de séjour. Ce n’est qu’après 5 ans au plus tôt qu’elle peut obtenir une autorisation d’établissement. Si les autorités constatent que le mariage ne s’est fait que pour contourner les dispositions de la police des étrangers, l’autorisation de séjour peut être refusée. Cette réglementation répressive rend les femmes concernées dépendantes de leur époux; elles leur sont complètement livrées.

Pour les détentrices d’une autorisation d’établissement, parfois déjà avec une autorisation de séjour, le regroupement familial est possible, mais cela reste dans la seule appréciation de la police des étrangers. Etant donné que le regroupement des enfants avec leur mère est lié à un travail administratif et un poids financier considérable, la loi prévoit qu’aussi bien la mère que son époux doivent donner leur consentement commun, ce qui place la femme une nouvelle fois en totale dépendance de son époux.

Le visa de touriste est valable au maximum trois mois. Il n’est pas permis d’avoir une activité lucrative. Les contrevenants risquent l’expulsion. Si les femmes travaillent malgré tout, elles n’ont aucun droit à des assurances sociales et risquent d’être appréhendées par la police des étrangers et expulsées.