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Droits Humains

En France, le texte fondateur concernant les Droits de l'Homme est sa « Déclaration des droits de l'homme et du citoyen » du 26 août 1789. Il stipule dans son article premier :

« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. »

Elle est le premier acte d'un mouvement qui n'a cessé depuis de prendre forme et de se développer à travers tous les continents.

La communauté internationale, par ses institutions (notamment les Nations Unies, l'Organisation Internationale du Travail et l'Union Européenne), contribuent de manière incessante au renforcement du respect des droits humains. La Déclaration universelle des droits de l'homme du 10 décembre 1948 en est l'illustration.

La France a pour sa part signé et ratifié la majorité des conventions internationales, notamment celles relatives à la lutte contre la traite des êtres humains, au respect des droits de la femme et des enfants. Citons pour exemple :

- La Convention des Nations unies pour la répression de la traite des êtres humains et de l'exploitation de la prostitution d'autrui (1949) ;

- La Convention des Nations Unies relative au statut des réfugiés (1951) ;

- La Convention des Nations Unies pour l'élimination de toutes formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) (1983) ;

- La Convention Internationale des droits de l'enfant (1989) ;

- Le Protocole additionnel à la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants (2000).

- La Convention Européenne de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés Fondamentales (1950)

Elle vient de signer la Convention du Conseil de l'Europe sur la lutte contre le trafic des êtres humains ( mai 2005), il lui reste à la ratifier.

Mais aussi :

- La déclaration de la Conférence Mondiale de Pékin sur les femmes (1995) ;

- Les Conventions de L'Organisation Internationale du Travail ;

- La Charte des droits fondamentaux de l'Union Européenne.

Ces engagements n'ont pas épargné à la France d'être confrontée au problème du trafic des êtres humains. Ce dernier ne peut être dissocié du développement de la mondialisation de l'économie, des grands bouleversements idéologiques de la fin du XXème siècle avec l'effondrement du bloc soviétique, de l'appauvrissement croissant des deux tiers de la planète, des conflits ethniques et religieux. Le corollaire à tout cela est le déplacement en masse de certaines populations qui fuient la misère, la guerre, l'absence de perspectives positives pour leur avenir. La France est un des pays de destination de ces personnes qui cherchent une vie meilleure.

L'implication de l'Etat français sur la question de la traite des êtres humains est récente. Ses préoccupations concernant le contrôle des flux migratoires et le règlement des problèmes d'ordre public interfèrent sans cesse dans la prise de décisions satisfaisantes en faveur des victimes. Ce n'est pas le cas dans le domaine de la répression de la criminalité organisée.

Les ONG et associations françaises exercent une action permanente afin que soient préservés les droits fondamentaux des victimes de la traite des êtres humains.